Le calcul de la CFE en cas de création d’établissement en cours d’année

En cas de création d’un établissement en cours d’année, une déclaration provisoire doit être déposée avant le 1er janvier de l’année suivant celle de la création.
Aucune imposition de cotisation foncière des entreprises (CFE) n’est établie au titre de cette première année d’activité.
La déclaration provisoire est estimative et porte sur les éléments afférents à la première année d’activité de l’établissement. Sur cette déclaration, le montant du chiffre d’affaires ou des recettes est porté à douze mois. En effet, en cas d’assiette foncière réelle très faible ou nulle, une imposition à la CFE sur une base minimale est prévue.

Or le montant de cette base minimale est fixé par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre selon un barème progressif à six tranches, prenant en compte le chiffre d’affaires réalisé sur douze mois. En cas de différence significative entre les éléments portés sur la déclaration provisoire et la réalité, les contribuables concernés peuvent déclarer le montant exact des éléments d’imposition, se rapportant à la première année d’activité, au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l’année suivant celle de la création.
Dans ce cas, c’est au vu de cette déclaration qu’est établie la CFE due au titre des deux premières années d’imposition. La CFE est donc bien établie d’après les éléments déclarés par le contribuable et peut, en cas d’erreur de déclaration, faire l’objet d’une réclamation dans les conditions prévues à l’article R.196-2 du livre des procédures fiscales.

signature nathalie trapier