Le droit à la déconnexion

Si les nouvelles technologies ont profondément changé nos façons de travailler et nos modes de vie, il devient aujourd’hui nécessaire de lutter contre le stress. Le droit à la déconnexion est apparu pour faire respecter le droit aux repos et aux congés ainsi que la vie personnelle et familiale. La connexion avec les mails professionnels, avec l’outil informatique a conduit de nombreux salariés à ne plus distinguer temps de travail et temps de repos.

Ainsi tous les salariés et la direction doivent être formés à la nécessité de respecter les repos et les congés. Ce n’est pas parce qu’un salarié dispose d’une connexion avec l’entreprise qu’il doit, hors temps de travail ou pendant ses repos, répondre aux sollicitations professionnelles.

Toutefois, la régulation de l’utilisation des outils numériques n’implique pas une coupure brutale et automatique des serveurs ou des connexions pendant la nuit et les congés. D’autres dispositifs peuvent être mis en place afin de préserver l’urgence ou l’exception.

Plusieurs entreprises ont inclus dans leurs accords sur la déconnexion des analyses périodiques des effets des outils numériques sur la santé et la possibilité de prendre des mesures sur l’organisation du temps de travail.

De manière générale, il est rappelé que, pour être heureux et efficaces au travail, nous avons aussi besoin de calme, de continuité et de lenteur. Or, l’usage intensif et continu des messageries et des réseaux sociaux nous engage à travailler dans l’agitation, les interruptions et l’urgence. Cela affecte notre capacité de concentration, notre attention, notre lucidité, notre conscience du présent et même notre disponibilité pour les moments agréables. L’esprit « préoccupé », je ne sais plus hiérarchiser les problèmes ni leur accorder la juste importance, je ne vois plus les obstacles, je ne sais plus prendre le temps de savourer.

C’est surtout à chaque entreprise d’encourager et d’inventer des pratiques individuelles ou collectives les plus adaptées à ses spécificités, ses métiers, ses équipes.

signature nathalie trapier