Rémunération de l’épargne réglementée

Rémunération de l’épargne réglementée

Lorsque le compte bancaire est supérieur au besoin en fonds de roulement (minimum disponible pour régler fournisseurs + stock – client), il est conseillé de placer de surplus de trésorerie sur un compte de placement, ce qui l’écartera de votre compte bancaire et constituera ainsi une réserve. Nous vous communiquons ci après les principaux taux des placements les plus souples.
Livrets concernés avec Plafond-Rémunération du 1er aout 2007 au 31 janvier 2008-Rémunération à compter du 1er février :

    • Livret Bleu particulier : 15.300 € – 3,00 % – 3,50 %
    • Livret Bleu personnes morales : 15.300 € – 3,00 % – 3,50 %
    • Livret A : 15.300 € – 3,00 % – 3,50 %
    • Livret d’Epargne populaire : 7.700 € – 4,00 % – 4,25 %
    • Livret Jeune : 1.600 € – 3,00 % minimum – 3,50 % minimum
    • Livret de développement durable – ancien codevi : 6.000 € – 3,00 % – 3,50 %
    • Compte épargne logement : 15.300 € – 2,00 % (hors prime) – 2,25 % (hors prime)
    • Plan épargne logement : 61.200 € – 2,50 % (hors prime) – 2,50 % (hors prime)
    • Livret d’épargne entreprise : Aucun – 2,25 % – 2,50 %

Autre moyen de placement : les Sicav monétaires

Dans leur version capitalisation, ces fonds actuellement rémunérés à 4 % peuvent échapper à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Depuis la fameuse crise des « subprimes » qui s’est transformée en crise des liquidités sur les marchés financiers, la hausse des taux d’intérêt à court terme s’accentue. Et cela fait bien l’affaire des petits épargnants car, de ce fait, le taux de plusieurs placements a grimpé en flèche depuis ces derniers mois. Mais, il y a encore plus avantageux pour placer des liquidités avec les Sicav et les FCP monétaires (on dit aussi de « trésorerie »).
Les meilleurs de ces fonds affichent, depuis le début 2008, un rendement annuel proche de 4 %.

Rémunération variant au gré des taux de le BCE

Le haut niveau actuel de rémunération ne durera peut-être pas jusqu’en 2009. À la différence du taux d’un livret A ou d’un livret bancaire, la rémunération de ces fonds varie en permanence, elle est calculée quotidiennement en fonction du loyer de l’argent au jour le jour. Pour les Sicav monétaires de la zone euro, leur rendement est basé sur l’Eonia, un indice financier qui reflète les taux d’intérêt qui se pratiquent entre banques à très court terme, dont le niveau dépend directement du taux directeur de la BCE, la Banque centrale européenne, fixé à 4 %.

Pas de limites de versement

Les fonds de trésorerie sont particulièrement adaptés pour placer en attente une très grosse somme, comme le prix de revente d’un bien immobilier, car ils ne connaissent aucune limite.
Toutefois, il reste à tenir compte des frais d’entrée, plus ou moins négociables (entre 0 et 0,5 %), et de la fiscalité, qui réduit le rendement réel. Depuis le début de l’année, les gains de placements financiers peuvent tous subir un même niveau de prélèvement global de 29 % (18 % pour l’impôt : prélèvement forfaitaire libératoire ou taxation des plus-values, auxquels s’ajoutent 11 % de cotisations sociales). Ce gros coup de canif dont sont exempts le livret A et le livret de développement durable (ex-Codévi) donne à ces deux produits un avantage compétitif considérable. Il est pourtant possible, pour des placements très importants, de soustraire totalement à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales les gains des fonds monétaires. Comment ? En sélectionnant ces fonds dans leur version dite « de capitalisation » à l’exclusion des fonds dits « de distribution ».

Monétaires de capitalisation

Avec ces fonds, c’est actuellement jusqu’à 4 % de gains, nets d’impôt et de cotisations sociales, que l’on obtient en tirant parti du régime fiscal des plus-values mobilières. Explications : sur ces fonds de capitalisation, les intérêts générés par le placement ne sont pas versés, mais engrangés : ils augmentent quotidiennement la valeur liquidative de chaque part du fonds. Par exemple, si une part de Sicav monétaire vaut 100 €, elle vaudra 101 € au bout de trois mois sur la base d’un rendement annuel de 4 %. De ce fait, les intérêts constituent non pas un revenu distribué, mais une plus-value. Au plan fiscal, c’est beaucoup plus avantageux.
Ni prélèvement ni impôt
Les gains réalisés lors de la revente des parts (différence entre prix de vente et prix d’achat) ne subissent aucun prélèvement dès lors que le cédant, au niveau de son foyer fiscal, a vendu pour moins de 25 000 € de valeurs mobilières dans l’année (nouveau seuil de cession déclenchant l’imposition, fixé par la loi de finances pour 2008). Dès lors que les plus-values réalisées sont non imposables, elles échappent du même coup aux prélèvements sociaux. Ainsi, un épargnant avisé qui liquide progressivement ses gains en revendant des parts de monétaires à due concurrence (voir tableau) peut en retirer jusqu’à 25 000 € par an sans aucun prélèvement.

signature nathalie trapier